Craponne-sur-Arzon est semblable à l’une de ces nombreuses petites
villes inconnues des français mais dont le touriste de passage apprécie toujours y faire une halte.
En Haute-Loire, au nord-est de Chavaniac, là où naquit
La Fayette, Craponne offre aux visiteurs
tout ce qu’ils recherchent d’authenticité dans la France profonde au milieu des doux et verdoyants monts du Forez ;
ces monts du Forez qui font un peu penser en certains endroits du Wyoming ou du Kentucky.
Pas étonnant donc que dans les années soixante-dix quelques autochtones, fans de guitare et de grands espaces, se passionnèrent pour la musique Country.
Ils communiquèrent leur passion à leur entourage à un tel point que fut organisé un premier festival Country. C’était en 1988 et le début de la célébrité
pour Craponne et ses environs.
Aujourd’hui, la fête a acquis
une forte notoriété en Europe et des groupes américains de renom se plaisent à s’y produire.
Le 16ème festival de cette fin juillet 2003 a eu l’honneur de recevoir Dallas Wayne, Michael Peterson, Jesse Dayton, Elisabeth Cook, les Derailers,
Anna Fermin’s Trigger Gospel...dont les interprétations empiétèrent admirablement sur les autres musiques américaines.
Bluegrass, rock et musique cadienne avec le groupe limougeaud Red Benoît comblèrent les dix-huit mille spectateurs. Des artistes encore venus de
Tchécoslovaquie et de Suisse gratifièrent d’universelle la musique et la danse country dont le nombre des adeptes ne cesse d’augmenter dans le monde entier.
A 900 mètres d’altitude, au milieu de vastes pâturages,
deux cents bénévoles transformèrent leur parfaite
organisation en une sorte de grand-messe où
« les fidèles » de tous âges et de tous horizons s’enthousiasmèrent plus qu’il ne pouvaient se l’imaginer ; car le spectacle était sur scène mais aussi sur
les deux pistes de danse et tout autour où des stands étaient avantageusement achalandés de tout ce qu’un cow-boy et qu’une cow-girl ont besoin pour s’exprimer
et séduire. Et puis pas question de manquer de calories et de rafraîchissement !
Et la fête se parfit grâce aux groupes « off » et aux motards avec leurs fabuleuses Harley-Davidson symboles incontournables de l’esprit de liberté américain
qui plana quelques jours ( et toujours un peu ) sur les hautes terres foreziennes.
Août 2003. Texte et Photos Jean-Pierre Cabaret.