Longuenoë ou la longue lande. Effectivement, le territoire de la commune étire ses 452 ha du nord au sud en contrebas de la forêt d’Ecouves. Le point le plus haut se situe tout de même à 299 m et ici « par monts et par vaux » trouve tout son sens lorsque l’on va d’un lieu à l’autre.
Pas de noms de rues mais que des lieux-dits en général bien nichés dans une verdure vivifiée par les eaux de l’Ecubley et du Sarthon. L’élevage reste dominant en cet endroit ou alternent en sous-sol schiste ardoisier, silex et granit que d’aucuns qualifient d’« usé ».
Outre les pâturages et la cinquantaine d’hectares de bois, un peu de céréales tout de même pour nourrir les bovins qu’élèvent 4 agriculteurs.
Une porcherie industrielle passe inaperçue tandis qu’une scierie, une entreprise de couverture et un transporteur démontrent que cette partie de campagne n’est point vouée à l’extinction.
De 85 habitants en 1990, la population se chiffre aujourd’hui à 114 ; preuve complémentaire que l’optimisme peut prévaloir dans les nouvelles communautés de communes où s’établissent de véritables liens.
Le regroupement pédagogique intercommunal indiqua la voie à suivre lorsque l’on ferma l’école en 1964...puis le café-épicerie Guittard quatre ans plus tard.
Aujourd’hui on s’est adapté à la transformation de la ruralité et la vie associative s’épanouit dans le cadre du club de football ( A. S. S. L.) et au sein du club des aînés créés avec Saint-Ellier.
Et puis, en d’autres endroits des environs, maintes formes de distractions ou de passe-temps existent. Le maire de Longuenoë et son adjoint, respectivement Henri Papillon et Raymond Monnier, se font un plaisir de recevoir la personne en quête de renseignements.
Le vacancier hébergé dans l’un des deux gîtes ruraux sera également aimablement accueilli.
Comme dans toute la Normandie, la guerre 39-45 marqua le village qui fut libéré le 13 août 1944 par les troupes françaises et américaines ; ces dernières se chargeant d’arrêter les combattants allemands point décidés à s’avouer vaincus. L’envahisseur en subit les conséquences.
En tout cas, les constructions et l’église Saint-Jean-Baptiste ( restaurée en 1900 ) restèrent quasiment intactes.
Précisément, les grosses maçonneries de pierres des longères révèlent une certaine force, propre à la Normandie que les pages d’histoire semblent avoir renforcées.
Aujourd’hui tranquille ( mais pas inerte), le territoire de Longuenoë se prête parfaitement à la flânerie à pied ou à bicyclette.
Les lieux-dits : le Bisson, le Bourg, les Brousses, les Defas, l'Etre-Bourg, l'Etre-Chrétien, l'Etre-Pitois, les Evés, les Faux, le Haut-Bois, le Jarriot, la Lande, la Mare, le Patis, le Plessis, le Pont.
Les gîtes ruraux : La Lande - M. et Mme Monnier - tel. 02 33 27 34 50
Les Evés - M. et Mme Bouthemy - tel. 02 33 29 49 51